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Pierre Poilievre milite contre le projet de TGV entre Québec et Toronto

Boris Proulx

31 mars 2026

La facture salée du train à grande vitesse (TGV) Alto repousse les conservateurs à Ottawa, qui promettent de reléguer aux oubliettes le projet ferroviaire visant à relier Québec à Toronto.

« Même si les libéraux gardent leurs promesses, personne ne va mettre les pieds dans ce train avant 2037 », a pesté le chef de l’opposition officielle, Pierre Poilievre, mardi.

Le politicien conservateur s’était installé devant deux tracteurs d’une ferme de la région de Peterborough, en Ontario. Sur son lutrin était accroché un panneau où était écrit : « Sauvons 90 milliards de dollars. Non au TGV. » Selon ses calculs, le prix du train reviendrait à 8000 $ par famille.

Pierre Poilievre a brossé le portrait d’un projet aussi irréaliste que coûteux et « que personne ne veut ». Alto est à même de reproduire le scandale des expropriations menées pour construire l’aéroport de Mirabel, accuse-t-il. « Les Québécois ont déjà joué dans le mauvais film libéral. »

Parmi ses nombreuses attaques contre la gestion des finances du gouvernement libéral et le projet « monstrueux » Alto, il a allégué qu’un TGV « se paierait de lui-même », par la vente de billets, s’il existait une demande suffisante au pays.

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« Votre propriété n’est pas en sécurité sous ce gouvernement libéral. Les conservateurs vont […] arrêter les confiscations, et faire du droit de propriété un droit humain », a scandé M. Poilievre.

Le Bloc à la charge contre les expropriations

Le Bloc québécois avait déjà multiplié les démarches au Parlement ces derniers mois pour critiquer la manière dont peuvent être accélérées les expropriations pour ce projet de train, dont le premier tronçon doit relier Montréal à Ottawa, en passant par Laval. Ces détails étaient enfouis dans le projet de loi omnibus sur le budget, C-15, en vigueur depuis la semaine dernière.

Le parti n’avait toutefois pas exigé la mort de ce projet de transport en commun. « Ce n’est pas en donnant des pouvoirs d’expropriation abusifs à Alto que les libéraux vont réussir leur TGV. C’est avec l’acceptabilité sociale », avait par exemple scandé en Chambre le député de Mirabel, Jean-Denis Garon, cet hiver.

L’enjeu s’est d’ailleurs invité dans la campagne de l’élection partielle en cours dans Terrebonne, une ville dont le territoire doit être traversé par une autre phase de construction du projet.

« Je suis la seule candidate qui veillera à ce que le projet de train à grande vitesse se fasse dans le respect des citoyens de Terrebonne », a par exemple déclaré la candidate bloquiste dans Terrebonne, Nathalie Sinclair-Desgagné.

L’ancien premier ministre du Canada Justin Trudeau avait lancé le projet de TGV en 2025 en le qualifiant de « nécessaire » et de projet d’infrastructure le plus important de l’histoire canadienne. Des consultations publiques sont en cours pour déterminer le tracé exact du TGV qui doit, à terme, transporter des passagers entre Toronto, Peterborough, Ottawa, Laval, Montréal, Trois-Rivières et Québec.

© 2025 Association pour le transport collectif de Laval.

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